L’appel de la peinture

L’appel de la peinture

Santitre 18 2 30×40 Technique mixte sur toile 2018

Mon chemin de Damas passe par l’Italie.

 Dés mon enfance j’ai baigné dans un milieu familial cultivé, où les arts, notamment la musique, avaient leur place : mes parents écoutaient aussi bien Gainsbourg, que Vivaldi ou Cab Calloway, ils avaient chez eux des statues africaines et des laques chinoises…  Même si l’un ni l’autre n’étaient vraiment artistes, même de loisir.
J’ai très tôt chanté et me suis accompagné à la guitare ; j’écrivais mes propres chansons, paroles et musique, j’écrivais aussi d’autres textes, je les chantais dans des boites.

Mais ni mon père ni ma mère ne m’ont encouragé à être artiste, surtout pas ma mère.
Deux éléments ont contribué, favorisé, déterminé ma décision de peindre : un événement et un homme.

Un événement : mon « chemin de Damas » a été celui de l’Italie. A environ 30 ans,  j’ai découvert les trésors de la peinture italienne, à Florence, Vérone et Venise. J’ai été émerveillé. Et je me suis dit : voilà, c’est ça que je dois faire. Voir les plafonds peints par le Tintoret à la Grande Scuola di San Rocco à Venise……Et j’en passe. J’étais encore acteur mais un peu lassé de ce métier.

Un maître : peu après j’ai fait la connaissance d’un peintre turc, Utku Varlik. Il avait suivi le cursus classique : beaux-arts de Paris et puis expo collectives, expo individuelles, beaucoup d’expo en Allemagne. Un succès certain. J’aimais et aime beaucoup ce qu’il peint. Il  m’a conseillé pas mal de temps : je lui apportais mon travail et il en faisait la critique. J’ai beaucoup appris. Je rêvais de peindre comme lui. Il qualifiait de charlatans les peintres abstraits et conceptuels. Il adhérait totalement à la formule d’Ingres : le dessin est la probité de l’art. Puis j’ai du arrêter provisoirement de peindre pour gagner ma vie ; et nos relations se sont distendues, faute de temps pour moi. On ne s’est plus revu depuis. Dommage.